Plus de 140 personnalités issues des milieux politiques, économiques, scientifiques et ecclésiastiques, dont la présidente de la FGC, Dominique Rossier, et ses homologues du FEDERESO, ont signé une lettre ouverte au Conseil fédéral, titrée «Pas d’affaiblissement de la lutte contre la pauvreté». Une réaction forte aux coupes et nouvelles orientations annoncées pour la coopération internationale à partir de 2029.
140 personnalités suisses signent une lettre ouverte au Conseil fédéral
Le 24 juin 2026, lors d'une conférence de presse, le Conseil fédéral a annoncé qu'il allait opérer «un recentrage de ses activités de coopération internationale (CI) et renforcer l'aide humanitaire» dans le cadre de la stratégie suisse de CI 2029-2032. De nouvelles économies ont également été annoncées.
En réaction, Alliance Sud avait alors dénoncé un démantèlement de la coopération au développement qui porte préjudice à la Suisse, puis dans un article en ligne, le démantèlement en cours de la lutte contre la pauvreté.
Agir sur les causes structurelles de la pauvreté
Suite à la conférence de presse, 140 personnalités ont demandé, dans une lettre ouverte, que l’augmentation de l’aide humanitaire à court terme ne se fasse pas au détriment de la coopération au développement qui garantit une vision efficace à long terme. Les signataires rappellent que la coopération au développement permet d’agir sur les causes structurelles de la pauvreté, afin de prévenir les conflits, renforcer la sécurité globale et assurer une vie digne pour chacune et chacun. Ils et elles rappellent que cela sert également les intérêts de la Suisse.
Ils et elles exhortent en particulier les conseillers fédéraux Ignazio Cassis et Guy Parmelin à:
> renforcer l’aide humanitaire, mais pas au détriment de la coopération au développement bilatérale et multilatérale;
> orienter la coopération internationale vers la lutte contre les causes de la pauvreté et de la faim dans le monde;
> reconnaître la coopération internationale comme une composante essentielle d’une politique de sécurité globale et à la financer en conséquence.
La FGC soutient cette initiative, qui reflète en tout point ses préoccupations, et espère qu’elle sera prise en compte par les principaux intéressés.
