Le 4 décembre 2025, à la demande de deux organisations membres (OM) de la FGC, la Centrale sanitaire suisse romande (CSSR) et Madre Tierra Suisse (MTS), l’Assemblée générale a traité d’un point de l’ordre du jour consacré à la situation en Palestine avec une proposition de texte exprimant un soutien au peuple palestinien.
L’Assemblée générale de la FGC marque son soutien au peuple palestinien
Tout en relevant la situation dramatique et intolérable qui prévaut dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie depuis les événements du 7 octobre 2023, le Conseil recommandait d’éviter de se positionner publiquement sur cette question. Il estime en particulier qu’une telle prise de position politique n’entre pas dans la mission de la FGC, qui est de maintenir la confiance des bailleurs, d’assurer la continuité des projets et de veiller à la cohésion entre les membres de la Fédération.
Le débat a été nourri. Il a notamment porté sur la pertinence d’un tel soutien compte tenu du «Périmètre politique» définissant les prises de position de la FGC, stipulant que celles-ci doivent porter sur les domaines d’action de la Fédération, à savoir la coopération au développement et ses conditions-cadre. L’évocation d’autres conflits en cours, comme au Soudan et en RDC, ainsi que des situations de violation flagrante des droits humains, comme en Afghanistan, ont également été évoquées. La dégradation des conditions de travail et de sécurité des ONG de développement est au cœur des préoccupations de la FGC.
Finalement, les organisations membres ont pris position en soutien au peuple palestinien, par 18 voix favorables contre 14 non et 10 abstentions. Ainsi, elles «ont dénoncé le génocide en cours perpétré à Gaza et la colonisation des Territoires palestiniens occupés, ainsi que les entraves à l'acheminement de l'aide internationale imposées par Israël vers la bande de Gaza. Elles ont signifié leur soutien plein et entier à la population palestinienne, à Gaza comme en Cisjordanie, et ont réaffirmé son droit à l'autodétermination. Elles ont encouragé les autres fédérations membres du FEDERESO à soutenir ce message et à le porter auprès des autorités suisses ».
Le Secrétariat de la FGC a relayé la demande de la CSSR et de Madre Tierra, ainsi que la position de l’Assemblée générale, auprès des six autres fédérations cantonales de coopération. Celles-ci ont toutefois indiqué qu’elles ne prendraient pas position sur ce sujet, en relevant deux arguments. D’une part, il n’est pas dans l’usage d’être sollicité par une autre fédération pour une prise de position commune et cet usage doit rester la norme, d’autre part, elles ont indiqué que, selon leur pratique ou leur règlement propre, elles ne prennent aucune position publique, voir politique.
En réponse à la demande de l’Assemblée générale, un courrier a été adressé aux autorités compétentes le 4 février 2026. Dans cette lettre, la FGC a également évoqué son inquiétude quant aux conditions de travail de plus en plus difficiles des ONG humanitaires et de développement dans le contexte de conflits armés, de tout type de violence ou de situations politiques et sociales défavorables. Elle a également manifesté sa préoccupation suite à la décision du gouvernement israélien, relayée par Le Temps du 3 janvier 2026, d’interdire 37 ONG actives à Gaza, fragilisant d’autant plus l’assistance aux populations civiles et mettant en danger le personnel des organismes humanitaires.
Dans ce contexte, la prise de position de l’Assemblée générale apporte un message de solidarité aux partenaires locaux du projet de la CSSR en Cisjordanie (soutenu par la FGC) et à Gaza.