Les travaux ont porté sur l'accès des femmes aux ressources productives (terre, crédit, intrants), leur autonomisation économique à travers la transformation et la commercialisation des produits locaux, ainsi que leur participation aux espaces décisionnels. Les échanges ont également mis en lumière les obstacles persistants : inégalités structurelles, violences économiques et basées sur le genre, faible reconnaissance du rôle des femmes dans les filières agricoles. L'atelier a abouti à l'élaboration d'un plaidoyer commun, la Déclaration de Grand-Popo, appelant autorités locales, chefs coutumiers et religieux à garantir l'application des lois et un accès équitable aux ressources. Présentée lors d'un événement agroécologique national, cette déclaration constitue un outil de dialogue et d'influence.
Un curriculum de formation et un argumentaire de plaidoyer ont par ailleurs été développés afin de renforcer durablement les capacités des organisations partenaires. Dans un contexte régional marqué par des fragilités politiques et sécuritaires, cette initiative a consolidé les alliances et contribué à inscrire l'égalité de genre au cœur des systèmes alimentaires locaux.